Jellyfishbot, le robot marin malin ‹ Eco

DECEMBRE 2018 - N°2
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Pépites
Il s’attaque aux déchets dans les ports
Jellyfishbot, le robot marin malin
Le Jellyfishbot et Nicolas Carlesi son inventeur © Iadys

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Ce nouveau robot conçu et commercialisé par la société Iadys, hébergée dans une pépinière aubagnaise, collecte les déchets flottants dans les ports. Une innovation made in métropole, pensée et mise au point par Nicolas Carlesi. Le fondateur de cette start-up s’apprête à conquérir le monde.

Au rez-de-chaussée de cette ancienne ferme des Templiers, devenue pépinière d’entreprises, Nicolas Carlesi et son équipe s’attellent à expédier leur robot jaune et noir à Mayotte. Le Jellyfishbot, ou robot-méduse qui a fait ses premiers pas sous-marins dans le port de Cassis en janvier 2018, fait déjà sensation. L’appareil qui mesure 70 cm et pèse 17 kilos est capable de s’attaquer à tous les déchets des ports petits et gros, de passer entre les bateaux à quai sans les endommager, de collecter jusqu’à 80 litres de détritus dans son filet, accroché à l’arrière. Équipé de matériaux absorbants, il a même la capacité de s’attaquer aux irisations d’hydrocarbures. Adieu donc, les classiques épuisettes et autres salabres dont sont équipés la plupart des agents des ports pour tenter de nettoyer des eaux polluées.

Petit, léger, maniable, transportable, ce robot radiocommandé à distance, entièrement électrique et bénéficiant d’une autonomie de 6 à 8 heures est rechargeable en deux heures. Il a déjà ses adeptes. En constant renouvellement, une nouvelle version devrait voir le jour en 2019 et une version de robot coopératif est envisagée en 2021.

L’idée a germé en deux ans

C’est en pratiquant avec assiduité la plongée sous-marine et la voile, que Nicolas Carlesi, Gardois d’origine et docteur en robotique, a imaginé un moyen plus efficace pour nettoyer les eaux polluées. « Mes travaux de thèse sur les robots sous-marins m’ont permis d’aller à l’essentiel », confie-t-il sobrement. L’idée a germé pendant deux ans. En octobre 2016, Nicolas Carlesi, 32 ans et un look d’étudiant, s’est installé dans la pépinière La Ferme de Napollon à Aubagne. L’esprit familial de la structure lui a donné des ailes. « J’ai apprécié ce lieu où l’on peut rencontrer d’autres entreprises qui débutent, pour échanger et s’entraider », poursuit-il. Il lui aura fallu seulement un an pour concevoir le premier prototype du Jellyfishbot.

La société qui emploie trois personnes a récemment présenté le robot aux services de la Métropole en vue de mettre en place un partenariat. Nicolas Carlesi travaille à une prochaine levée de fonds. Et s’apprête à décoller pour la Floride puis Amsterdam afin de participer aux grands salons internationaux. S’il aborde ces marchés avec un esprit de conquête, c’est aussi dans la région, qui compte 135 ports, et en France, où l’on en dénombre plus de 850, qu’il entend porter haut les couleurs de Iadys.


Contact : 09 87 03 65 47 – contact@iadys.com – www.iadys.com